Après la nuit, vient le jour, m'a-t-on dit une fois. C'est seulement aujourd'hui que je me rends compte à quel point ce proverbe n'est que baliverne. J'ai connue le jour. J'ai connue la joie. Je l'ai approchée, je l'ai même touchée. Je m'y suis lovée, comme un chat face à une cheminée un jour d'hiver. J'étais vivante. J'étais cette fille heureuse, qui profitait de tout ce qu'on lui avait donné. Mais depuis ce fameux jour, le soleil s'est peu à peu couché à l'horizon. Je l'ai vu disparaître, petit à petit, assombrissant tout autour de moi. Me laissant complètement aveuglée et désorientée. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Je ne distinguais plus rien. La folie s'es emparée de moi, consumant chaque parcelle de mon être, jusqu'à ce qu'il devienne cendre. Et les cendres s'éparpillèrent dès qu'un souffle du vent les effleura.
Déchirée. Complètement déchirée. Anéantie. Vide de tout sentiment. Incapable de bouger, de parler. Une simple poupée désarticulée. Tant d'adjectifs pour définir mon état, et pourtant tout n'était que la conséquence d'une seule erreur. Une seule stupide erreur.
By me, don't touch è__é